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lundi 23 avril 2018

Où méditer ?





Où méditer ?




      Où peut-on méditer ? Quel est le meilleur endroit ou en tous cas le plus adéquat pour accomplir la méditation ? Je vais essayer de passer en revue les endroits où pratiquer la méditation dans cet article.

dimanche 22 avril 2018

L'exclusion scolaire





L'exclusion scolaire




      Il y a quelques temps, l'animateur de radio, Jérôme Colin, était interviewé dans sa propre émission culturelle « Entrez sans frapper » à la RTBF (radio et télévision belge francophone) pour la sortie de son nouveau roman (que je n'ai pas lu). Dans cette interview, il se livre à une réflexion sur l'exclusion scolaire qui me semble particulièrement contestable :

mercredi 11 avril 2018

Analyse du feu et du combustible




Le Traité du Milieu


Nāgārjuna


Chapitre VIII : Analyse du feu et du combustible


Analyse de l'agent et de l'action



Le Traité du Milieu


Nāgārjuna


Chapitre VIII : Analyse de l'agent et de l'action



1. Un agent
N'accomplit pas d'action ;
Un non-agent
N'accomplit pas de non-action.

2. Ce qui est n'a pas d'activité ;
On aurait une action sans agent.
Ce qui est n'a pas d'activité ;
On aurait un agent sans action.

3. Si un agent inexistant
Accomplit une action inexistante,
L'action serait sans cause,
Et l'agent serait aussi sans cause.

4. Sans causalité, l'effet
Comme la cause sont irrationnels.
En leur absence, l'activité,
L'agent et l'instrument sont illogiques.

5. Si l'activité et les autres sont illogiques,
Le bien et le mal n'existent pas ;
Si le bien et le mal n'existent pas,
Les fruits qui en sont issus n'existent pas.

6. Si les fruits n'existent pas, la voie
Des statuts heureux et de la libération est irrationnelle ;
Et il s'ensuivra que toutes les activités seront dépourvues de sens.

7. Un agent qui est et n'est pas
N'effectue pas une a ction qui est et n'est pas ;
Où aurait-on, dans une seule base,
L'existence et l'inexistence, mutuellement contradictoires ?

8. Un agent inexistant
N'effectue pas une action inexistante ;
Un agent inexistant n'effectue pas l'existant,
Car il s'ensuivrait, ici aussi, les fautes déjà exposées.

9. Un agent existant
N'effectue pas d'action inexistante,
Ni existante et inexistante,
Pour les raisons expliquées ci-dessus.

10. Un agent inexistant
N'effectue pas d'action existante,
Ni existante et inexistante,
Pour les raisons expliquées plus haut.

11. Il faut savoir qu'un agent qui est et n'est pas
N'effectue pas non plus d'action
Qui est et n'est pas
Pour les raisons expliquées plus haut.

12. L'agent est dépendant de l'action
Et l'action est dépendante de l'agent ;
En dehors de cette existence dépendante,
On ne voit pas de cause pour leur établissement.

13. De même, on connaîtra l'appropriation
Par la négation de l'action et de l'agent
Et, selon l'action et l'agent,
On connaîtra le restant des choses.


lundi 9 avril 2018

Combien de temps méditer ?




Combien de temps méditer ?




   Une question qui revient souvent par rapport à la méditation : combien de temps est-il nécessaire de pratiquer ? Je voudrais essayer d'apporter ici quelques éléments de réponse.

samedi 7 avril 2018

Papillon sur sa branche




Papillon sur sa branche

8 haïkus




          J'avais déjà abordé le thème des papillons dans la poésie et la spiritualité dans deux articles antérieurs : « Battements d'ailes d'un papillon » et « Kobayashi Issa et les papillons ». Ici, je voudrais encore évoquer quelques haïkus japonais qui virevoltent autour de ces petits animaux gracieux. De petits éclats de poème notamment de Bashō, de Buson, de Kobayashi Issa encore.

vendredi 6 avril 2018

Sororité




Sororité




     Sororité. Voilà un néologisme forgé par les féministes sur le modèle de « fraternité » dont l'étymologie vient de « frater » en latin alors que « soror » désigne la sœur dans la même langue. La sororité désigne donc la fraternité qui peut régner ou devrait régner entre les femmes dans leur combat contre l'oppression masculine. Ce concept de sororité soulève une question : est-ce que ce concept est pertinent ?


   Ma réponse est d'emblée de dire non. Et ce pour deux raisons :


     - 1°) Ce concept est gênant du point de vue du féminisme même. C'est une fraternité, mais moins universelle que peut l'être la fraternité, puisqu'elle s'applique à moitié moins de gens. Le concept de sororité renforce paradoxalement l'idée que l'universel, le général est du côté masculin de la même façon que le terme « homme » peut désigner à la fois un mâle de l'espèce humaine ainsi qu'une personne humaine que cette personne soit homme ou femme.


    - 2°) Ce concept manque complètement de pertinence parce qu'il n'y a pas de classe sociale distincte qu'on pourrait appeler les « femmes » ou la « féminité » sur le modèle d'humanité : l'ensemble de toutes les femmes. On peut bien sûr considérer une femme ou des femmes en particulier et avoir l'envie légitime de défendre leurs droits et lutter pour que ces femmes arrêtent de subir des inégalités et des injustices. Par exemple, toutes les études statistiques montrent que les femmes sont moins bien payées que les hommes en moyenne. Mais ces statistiques nous induisent en erreur quand elles nous font voir un groupe social homogène qui serait les « femmes » de la même façon qu'on pourrait concevoir un groupe social dans les ouvriers, les travailleurs en lutte face aux patrons ou des groupes ethniques et racisés comme les « Blancs » ou les « Noirs ». Les ouvriers fréquentent essentiellement les ouvriers. Ils vont rarement boire un verre au café du coin avec le patron multi-milliardaire de la multinationale qui les emploie.


     Les femmes sont elles par contre intrinsèquement liées à des hommes qu'elles fréquentent au jour le jour, que ce soit leur mari, leur compagnon, leurs frères, leur père, leurs fils, les membres masculins de la famille, leurs amis hommes, les collègues de bureau. Il y a bien sûr des groupe de sociabilisation qui sont plutôt réservés aux femmes comme des clubs de sport féminin, des réunions Tupperware ou des assemblées féministes non-mixtes ainsi que des lieux réservés aux femmes distincts de ceux des hommes comme les douches et les vestiaires à la piscine communale. Mais l'intimité des relations qu'elles ont avec les hommes font qu'elles se conçoivent en tant que femmes uniquement sur un plan individuel. Et quand elles pensent aux femmes, c'est beaucoup plus sur un mode de concurrence et de jalousie que sur un mode de fraternité. Qui va le plus plaire aux hommes ? Qui sera la plus populaire ? Qui sera la plus admirée ou la mieux réputée ?


      Je pense que les féministes font erreur quand elles imaginent la domination masculine comme une sorte de complot organisé par les hommes à l'encontre des femmes. Les hommes ne se réunissent au café du coin le soir ou dans les vestiaires d'un club de foot pour décider comment ils vont opprimer les pauvres femmes sans défense. Aucune concertation entre les hommes pour imposer la domination masculine. En fait, cette domination masculine se transmet tant par les hommes que par les femmes. Que ce soit par l'éducation, des jugements négatifs et des commérages prononcés à l'égard de telle ou telle femme dite de mauvaise vie, les femmes ne sont pas en reste pour propager tout le substrat culturel du machisme. Le choix sexuel et amoureux des femmes se portent davantage envers les hommes qui détiennent tous les codes de la phallocratie : agressivité, sens de la conquête et de la domination, possessions matérielles et détention du capital financier, social ou culturel. Pourquoi les hommes cesseraient-ils de se comporter en macho si cela les rend moins désirables aux yeux des femmes ?


       Récemment, j'ai passé à mes étudiants (âgés de 17 à 18 ans) le documentaire féministe « Sexe sans consentement » qui explore la zone grise entre le consentement mutuel explicite dans une relations sexuelle et le viol, toutes les fois où une jeune femme peut ne pas avoir envie d'un acte sexuel, mais où le garçon insiste encore et encore jusqu'à ce que la jeune femme finisse par céder à contrecœur. Ce qui m'a semblé intéressant à noter, c'est que les réactions virulentes venaient d'un groupe de filles qui pensaient que les jeunes femmes interviewées l'avaient bien cherché et qu'elles auraient du assumer au lieu de venir se lamenter devant la caméra. Elles avaient bu et aguiché des garçons ; et c'étaient donc leur faute si elles avaient subi une relation sexuelle sans consentement. J'ai essayé de leur expliquer qu'une femme pouvait avoir envie d'embrasser un garçon à une soirée bien arrosée, sans que pour autant elle désire avoir un acte sexuel avec lui. Elle m'ont répondu de manière intransigeante que c'étaient des allumeuses et des débauchées et qu'elles ne devaient pas venir se plaindre... Comme quoi, non, le féminisme n'est pas nécessairement l'apanage des femmes...


      En conclusion, pour moi, la sororité est un mot que l'on pourrait employer comme un parfait synonyme de « fraternité » : valable autant à l'adresse des hommes que des femmes. Ce terme servirait à rappeler que tous les êtres humains sur Terre sont frères et sœurs et que l'entraide et la solidarité est une valeur noble entre tous. Mais brandir la « sororité » comme un étendard des femmes qui cherchent à écraser les hommes ne m'apparaît ni très juste, ni très pertinent, car ce genre de conception élude la responsabilité des femmes dans les inégalités et les injustices que subissent d'autres femmes ; et elle fait porter complaisamment le chapeau aux hommes seulement.



















Concernant le féminisme, la drague de rue et le hashtag #metoo ou #balancetonporc : 



















Ruslan Lobanov








mercredi 4 avril 2018

Analyse du préexistant




Le Traité du Milieu

Nāgārjuna



Chapitre IX : Analyse du préexistant



1. Certains affirment que le sujet
Préexiste à la vision,
À l'audition (et aux autres facultés)
Ainsi qu'aux sensations (et aux autres agrégats).

2. Si une chose substantielle n'existe pas,
Comment la vision et le reste adviendront-ils ?
De ce fait, une chose substantielle
Leur préexiste.

3. Cette chose substantielle antérieure
À la vision, à l'audition, etc,
Aux sensations et aux autres,
Qu'est-ce qui la désignera ?

4. Si elle existe,
Même en l'absence de la vision et des autres,
Sans aucun doute, celles-ci existeront
Aussi en son absence.


5. Un sujet se manifeste par un objet,
Un objet se manifeste par un sujet,
Comment un sujet existerait-il sans objet ?
Comment un objet existerait-il sans sujet ?

6. Il n'existe aucun (appropriateur)
Antérieur à la vision et aux autre dans leur ensemble,
Mais il en est un qui se manifeste
À différents moments, à travers les différentes (facultés), la vision, etc...

7. S'il n'existe pas avant la vision et les autres
Dans leur ensemble,
Comment existerait-il
Avant la vision et les autres séparément ?

8. Si un même (appropriateur) était agent de vision,
D'audition et de sensation,
Il préexisterait à chacune ;
Or cela est illogique.

9. Si autre est l'agent de vision,
Autre l'agent d'audition et autre (l'agent) de la sensation,
L'agent d'audition existerait en même temps que l'agent de vision
Et il y aurait pluralité de « je ».

10. Un « je » n'existe pas non plus
Dans les causes d'où proviennent
La vision, l'audition et le reste,
Ainsi que la sensation, etc...

11. Si le sujet de la vision, de l'audition, etc,
De la sensation et des autres
N'existe pas,
Ceux-ci n'existent pas non plus.

12. Pour ce qui n'est ni antérieur, ni simultané,
Ni postérieur à la vision, etc.,
Les conceptions « cela existe », « cela n'existe pas »
Sont renversées.

lundi 2 avril 2018

Aimer et souffrir




Aimer c’est souffrir.
Pour éviter de souffrir, il faut éviter d’aimer.
Mais alors on souffre de ne pas aimer.
Par conséquent,
aimer c’est souffrir,
ne pas aimer c’est souffrir,
et souffrir c’est souffrir.

Woody Allen