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mercredi 17 janvier 2018

Si c'est le bonheur que tu cherches



Si c'est le bonheur que tu cherches,
Supporte d'abord la souffrance.
Sans avoir goûté aux larmes,
Tu n'apprécierais pas le rire.


Chengawa Lodrö Gyaltsen, Tibet, 1402-1472 1


samedi 13 janvier 2018

Importuner





     Il y a quelques jours a été publiée dans le Monde une tribune dont le scandale s'est propagé dans le monde entier. Cette tribune a été rédigée par cinq femmes, Sarah Chiche, Catherine Robbe-Grillet, Peggy Sastre, Abnousse Shalmani, et signée par cent femmes, dont Catherine Deneuve. Le message général de ce texte s'attaque au féminisme radical et met en garde contre les dérives du mouvement #metoo et #balancetonporc. Les auteures voient dans ces hashtags un moyen de culpabiliser les hommes et de nous renvoyer, hommes et femmes, dans le puritanisme. Les auteures pensent notamment qu'il ne faut pas confondre la drague lourde ou maladroite avec du harcèlement sexuel. Les féministes radicales ont réagi de manière virulente en multipliant les invectives : ainsi la féministe Caroline de Haas a publié une tribune intitulée « Les porcs et leurs allié.e.s ont raison de s’inquiéter ». Là où se rend compte que l'écriture inclusive ne préserve pas d'une mentalité d'exclusion... Voilà un mouvement féministe qui prétend rendre la parole aux femmes et qui, quand cette parole se montre trop libre et trop impertinente envers la cause, emploie tous les moyens pour disqualifier, discréditer, mépriser, intimider, menacer ces femmes et les réduire au silence... Si on critique le féminisme radical, on est forcément soit un porc, soit un.e allié.e de ces porcs. Belle logique stalinienne1.


         Pour ma part, je suis assez d'accord avec l'idée générale de l'article paru dans le Monde. J'avais écrit un article « Qui est un porc ? » où je défendais l'idée que les féministes radicales.aux assimilent tous les hommes à des porcs, quels que soient leur comportement réel. Mais si je suis d'accord avec les idées générales défendues dans cette tribune, les saillies de cet article me gêne assez, à commencer par la défense de ce « droit d'importuner ». Le problème est que toute la presse et les cohortes féministes ont surtout relevé ce genre de passages, ce qui rend ambivalent tout l'article. Évidemment, cela est fait à dessein afin de pouvoir effacer toutes nuances et esquisser un champ de bataille très manichéen avec d'un côté les porcs machistes et leurs allié.e.s, et de l'autre les suffragettes 2.0 de #balancetonporc. On est alors sommé de choisir son camp entre le patriarcat fasciste et la cause des femmes. Il me semble au contraire que l'on peut faire droit à la nuance et critiquer les idées des autres avec une argumentation rationnelle plutôt qu'avec des invectives.

mercredi 10 janvier 2018

Les quatre sceaux du Dharma



Les quatre sceaux du Dharma




      Le premier du Noble Octuple Sentier est la vue juste. Pour rappel, les sept autres sont la pensée juste, la parole juste, l'action juste, les moyens d'existences juste, l'effort juste, l'attention juste et la concentration juste. Ce Noble Octuple Sentier a été enseigné par le Bouddha pour parvenir à la cessation définitive et complète de la souffrance. La vue juste consiste à voir les choses telles qu'elles sont, et non telles qu'on les imagine dans notre illusion.


       Or pour avoir cette vue juste sur les événements et sur les phénomènes, il faut impérativement passer cette perception à la moulinette des 4 considérations fondamentales, qui sont :

  • 1°) tous les phénomènes composés sont impermanents ;
  • 2°) tous les phénomènes composés sont souffrance ;
  • 3°) tous les phénomènes composés sont vides d'un soi ;
  • 4°) seul le Nirvāna est la paix.


jeudi 4 janvier 2018

Un oiseau rebelle






Carmen :

« L'amour est un oiseau rebelle
Que nul ne peut apprivoiser
Et c'est bien en vain qu'on l'appelle
S'il lui convient de refuser
Rien n'y fait, menace ou prière
L'un parle bien, l'autre se tait
Et c'est l'autre que je préfère
Il n'a rien dit, mais il me plaît
L'amour (× 4)
L'amour est enfant de bohème
Il n'a jamais, jamais, connu de loi
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime
Et si je t'aime, prends garde à toi
Prends garde à toi
Si tu ne m'aimes pas, si tu ne m'aimes pas, je t'aime
Prends garde à toi
Mais si je t'aime, si je t'aime, prends garde à toi
L'amour est enfant de bohème
Il n'a jamais jamais connu de loi
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime
Et si je t'aime, prends garde à toi
Prends garde à toi
Si tu ne m'aimes pas, si tu ne m'aimes pas, je t'aime
Prends garde à toi
Mais si je t'aime, si je t'aime, prends garde à toi