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samedi 14 janvier 2017

Ni autre, ni identique




Ni autre, ni identique




Commentaire du texte de Nāgasena : Continuum.

Cet article fait suite aussi à l'article : Réincarnation.



   Une question qui revient souvent à propos de la réincarnation et du bouddhisme est : « Si les bouddhistes n'adhèrent pas à l'idée d'une âme éternelle, comment peuvent-ils l'idée de la réincarnation ? Il faut que quelque chose d'identique subsiste d'une existence à l'autre pour qu'on puisse parler de réincarnation ou de renaissance ». Si, dans une vie future, je renais en tant que Paul Dupont, qui est ce « Paul Dupont » par rapport à moi qui suis doté d'un nom, d'un physique, d'une histoire et même d'une psychologie qui n'est en rien « Paul Dupont » ? Et la même question se pose par rapport aux personnes que l'on a pu être dans des vies précédentes : si j'étais « Jeanine Duval » ou un moustique dans une vie précédente, est-ce que Jeanine Duval est identique à moi-même ou complètement différente ? Est-ce que le moustique est identique à moi-même ou complètement différent ?

    Le moine bouddhiste Nāgasena a abordé cette question dans ses entretiens avec le roi Milinda. Le roi lui pose la question de savoir ce qu'on a été dans une vie passée est la même personne ou une personne différente. Pour Nāgasena, cette personne n'est ni autre, ni identique. Nāgasena prend l'exemple de notre propre vie : quand on était bébé, étions-nous la même personne qu'aujourd'hui ? Cela semble difficile à croire : nos capacités ne sont pas du tout la même, notre apparence physique a complètement changé, nos pensées ne sont pas les mêmes. Pour autant, on ne peut pas dire non plus qu'on soit complètement différent de quand on était bébé. Cela voudrait dire que l'on n'aurait pas été ce bébé à un moment de notre vie. Ce bébé que nous avons été n'est ni autre, ni identique à nous-mêmes. Il est un moment de notre continuum d'existence.

jeudi 12 janvier 2017

Continuum








- Vénérable Nāgasena, demanda le roi Milinda, ce qui se produit est-il identique ou bien autre (que ce qui a précédé) ?

- Ce n'est ni identique, ni autre, répondit l'Ancien.

- Donne-moi une comparaison, demanda le roi Milinda.

- Qu'en penses-tu, ô roi ? Celui que tu as été : petit, jeune, faible, couché sur le dos, est-ce le même que tu es à présent, devenu adulte ?

- Non, Vénérable : autre était le petit enfant, autre je suis à présent.

- Ô roi, s'il en est ainsi, il ne peut y avoir ni père, ni mère, ni précepteur, ni personne qui ait appris les arts, personne qui soit doué de moralité et de sagesse pénétrante. Y a-t-il une mère différente pour l'embryon à chaque stade de son développement, une autre pour le petit enfant, une autre encore pour l'adulte ? Celui qui apprend les arts est-il différent de celui qui les sait ? Autre celui qui commet un acte mauvais, autre celui à qui on coupe les mains et les pieds ?

- Non, Vénérable. Mais que penses-tu de ce que nous venons de dire ?

dimanche 8 janvier 2017

Réincarnation




Réincarnation




     On me pose souvent des questions sur la réincarnation. Est-ce que je crois personnellement en la réincarnation ? Les bouddhistes croient-ils en la réincarnation ? Qu'est-ce qui se réincarne ? Comment bien se réincarner ? Etc, etc, etc... Je commence toujours par répondre que, si je n'ai aucune certitude en la matière, cela me paraît être l'explication la plausible de ce qui se passe après la mort (pour autant qu'on définisse bien de quoi on parle). Je n'ai aucune certitude en la matière, parce que je partage l'opinion du philosophe des Lumières, Emmanuel Kant, qui pensait qu'il fallait distinguer ce qui relève du domaine du savoir et de la connaissance et ce qui relève du domaine de la croyance et de la métaphysique. Pour Kant, le fait de savoir si Dieu existe ou non relève non pas d'un savoir, mais d'une croyance. On peut croire en Dieu (Kant croyait en Dieu), mais on ne peut pas prouver rationnellement son existence. L'existence de Dieu est une question de foi, pas une question de science. Pareillement, la question d'une existence après la mort est une question de croyance. Certains croient qu'on va au paradis ou en enfer pour l'éternité ; d'autres croient qu'on va poursuivre une multitude d'existence après la mort ; d'autres croient qu'il y a un grand trou noir, un néant une fois que l'électroencéphalogramme se met à dessiner une ligne complètement plate pour figurer l'inactivité de notre cerveau.











      Ce sont là des croyances, et on ne peut démontrer aucune de ces hypothèses avec les outils de la science et de la raison. Pour autant, l'hypothèse d'une transmission d'un flux à d'autres existences me semblent la plus vraisemblables. Je bornerai à dire que tout dans la Nature prend la forme d'un cycle : cycle des saisons, cycle de l'eau, cycles alimentaires, cycles de la production d'énergie dans la mitochondrie, etc... Nos existences, me semble-t-il, suivent ces cycles de naissances, de vies, de vieillesses et de morts encore et encore... Le chimiste Lavoisier disait : « Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme ». Et c'est de cela qu'il s'agit quand on observe que la mort est une transformation radicale de notre existence.

samedi 7 janvier 2017

L'affaire Sogyal



L'affaire Sogyal





      Ces derniers temps, de multiples articles sont parus dans la presse à propos de la personnalité controversée de Sogyal Rimpotché, un lama tibétain qui enseigne dans le sud de la France, au centre Lérab Ling. Sogyal Rimpotché est un peu une star au sein du bouddhisme tibétain. Il est prétendument l'auteur du « Livre tibétain de la vie et la mort » (je dis « prétendument » car, en réalité, le livre a été écrit par deux auteurs américains, Patrick Gaffney et Andrew Harvey, à partir des enseignements de Sogyal1). On l'a vu dans le film à succès de Bernardo Bertolucci « Little Buddha ». On voit régulièrement le personnage avec des stars hollywoodiennes et des personnes d'influence. Mais la vitrine était trop belle. Cela fait au moins deux décennies que les critiques refont surface à l'encontre de Sogyal Rimpotché. On lui reproche des abus de pouvoirs répétés, du harcèlement sexuel à large échelle et une avidité franchement prononcée pour l'argent. Dans les années '90 déjà, Sogyal avait évité un procès aux USA en payant grassement sa victime pour faire taire ses récriminations.

    Il ne m'appartient pas d'être le juge de Sogyal Rimpotché à partir de quelques articles de presse. Je ne connais pas tout le dossier ; néanmoins, les faits sont interpellants ainsi que leur répétition, d'autant plus que je sais par expérience que ce genre de faits ne sont pas isolés dans le bouddhisme tibétain. En fait, ce qui m'intéresse ici dans cet article, ce n'est tellement Sogyal Rimpotché, mais plutôt de comprendre les causes et les conditions qui rendent possibles un Sogyal Rimpotché. La structure interne même du bouddhisme tel qu'il est pratiqué au Tibet prédispose à ce genre de dérives ; mais aussi la relation d'un Occident moderne et consumériste avec des lamas tibétains émanant d'un monde traditionnel sur lequel les Occidentaux fantasment beaucoup, mais aussi en provenance d'Inde, un pays très pauvre en comparaison de l'opulence de l'Amérique ou de l'Europe.





Sogyal Rimpotché, Paris, 2006 - Lotsawa 108



samedi 31 décembre 2016

Faire rayonner les quatre qualités



Faire rayonner les quatre qualités



     Une dimension importante de la méditation bouddhique est la pratique des quatre qualités incommensurables. Ces quatre qualités incommensurables sont l'amour bienveillant incommensurable, la compassion incommensurable, la joie incommensurable et l'équanimité incommensurable. On appelle également cette pratique « les quatre demeures de Brahmā » parce que le monde divin de Brahmā est dépourvu d'éléments grossiers comme la terre, l'eau, le feu ou l'air comme dans notre monde physique, mais est entièrement composé d'amour, de compassion, de joie et d'équanimité qui s'étendent à l'infini.

      Je pense vraiment que c'est là une pratique essentielle que d'accoutumer sans cesse notre esprit à ces quatre qualités incommensurables, et je voudrais ici inviter tout le monde à découvrir à cette dimension de la méditation. Dans les soûtras, le Bouddha revient souvent avec la même formulation de la méditation des quatre qualités incommensurables :

vendredi 30 décembre 2016

Contre l'obsolescence programmée




   L'obsolescence programmée est vraiment un problème fondamental dans notre société de consommation : tous les objets, tous les produits que nous achetons s'usent à une vitesse effroyable. Parfois, c'est simplement le constructeur qui a économisé sur la qualité des matériaux pour minimiser son prix de revient et accroître ses marges. Mais souvent, c'est une stratégie délibérée des constructeurs qui demandent à leurs ingénieurs de concevoir des engins qui tiendront le temps de la garantie, mais qui tomberont en panne le plus tôt possible pour qu'on soit obligé d'en racheter et donc alimenter le système économique à nos dépens. Ce phénomène a très bien été décrit dans le documentaire « Prêt à jeter ». On peut le constater tous les jours avec nos smartphone, nos ordinateurs, nos imprimantes prévues pour s'enrayer après deux mille ou cinq mille copies, nos machines à laver, etc...

    Je me demande dans quelle mesure l’État ne devrait pas créer des entreprises publiques qui produiraient ces objets, mais sans toute l'obsolescence programmée et en cherchant même un but de durabilité. Ces entreprises publiques existeraient à côté des entreprises privées. Tout ce serait conçu pour que les objets technologiques soient ouverts et compréhensibles par le consommateur. Par exemple, la plupart des smartphones des marques privées ont une batterie à laquelle le consommateur ne peut pas accéder, parce qu'on a collé la coque. En cas de panne de la batterie, il faut casser le smartphone pour changer de batterie. Et encore, uniquement dans le cas où la batterie serait disponible sur la marché... Les pièces de rechange des objets technologiques sont souvent soit non-disponibles, soit vendues à un prix prohibitifs. Tout est fait pour qu'on rachète un nouveau smartphone : c'est plus rentable pour la multinationale qui les manufacture en Chine ou en Asie du Sud-Est, mais ce n'est pas rentable pour le citoyen, et ce n'est pas rentable pour l'environnement, parce qu'on épuise les ressources de la planète, sans parler de la production de gaz à effet de serre.

    L'entreprise publique à laquelle je pense faciliteraient le remplacement des pièces défectueuses. Elles organiseraient même des ateliers pour apprendre aux consommateurs à repérer et à réparer toutes les avaries du système. Les objets technologiques seraient eux-mêmes conçus pour repérer et identifier les sources de problèmes tant au niveau des matériaux que du code des programmes et applications qui font tourner l'engin. Pour bien faire, ces codes devraient être en open-source pour que les problèmes soient plus facilement identifiables. Nos smartphones, ordinateurs, imprimantes ne devraient pas être des boîtes noires totalement hermétiques pour le citoyen, et que les multinationales contrôleraient en faisant ce qu'ils en veulent, en extrayant les données de vie privée qui les intéresse à des fins qui nous restent inconnues. Les citoyens ou des groupes de citoyens devraient avoir la possibilité d'observer, de comprendre, voire de modifier les codes des machines qui sont omniprésentes dans notre vie quotidienne.

     L'entreprise publique devrait produire des objets ouverts, qui n'enchaînent pas le consommateur à la marque. Je pense par exemple aux imprimantes qui exigent que l'on achète un encre hors de prix. Certains se mis à produire une encre meilleure marché, mais les multinationales ont trouvé la parade en imposant que l'encre soit de la même marque que leur machine. Tout cela n'est pas sain. La plupart des options sur une imprimantes ne sont que de la frime. Pourquoi ne pourrais-je pas acheter une imprimante à un prix raisonnable avec une encre à un prix minime ? Franchement, je ne demande pas à mon imprimante qu'elle soit capable de reproduire un tableau de Michel-Ange !

     Cette entreprise publique ne serait pas dans un logique de vente à tout prix, où tous les bobards sont bons pour leurrer le gogo, où on vous raconte que « telle produit de lessive lave plus blanc que blanc ». Au contraire, cette entreprise publique veillerait à délivrer l'information la plus objective possible au consommateur : quelles sont les caractéristiques réelles de l'appareil ? Quelle est son espérance de vie ? Sa solidité ? Où a-t-il été produit ? Comment ? Dans quelle condition ? Il faudrait qu'un plan détaillé accompagne la notice.

    Ce ne serait pas peut-être les appareils les plus performants du marché, ni ceux avec le design le plus à la mode. Mais au moins, ils rendraient un service certain à la population qui n'a pas nécessairement envie ou moins du dernier machin à la mode !


     Voilà. Je pense que c'est une idée intéressante à creuser. À ce stade, ce n'est qu'une idée. Je ne fais aucune étude de faisabilité, que ce soit sur plan technique, un plan économique ou même un plan juridique et politique. Je pense tout d'abord que les multinationales qui contrôlent le marché ne vont pas franchement être ravies de voir débarquer un concurrent potentiel qui ne joue pas les mêmes règles et les mêmes stratégies. Les multinationales jettent constamment de la poudre aux yeux du consommateur et cherchent systématiquement à le rendre passif. Ce projet de rendre à ce consommateur un pouvoir d'action et de lui fournir un appareil qui ne serait pas assujetti à l'obsolescence programmée risque donc d'être combattu impitoyablement. Mais l'idée vaut quand même la peine d'être avancée !










Voir aussi sur l'obsolescence programmée :








Menau, Portugal






Voir aussi : 





(sur l'horreur des travailleurs migrants accomplissant un travail de forçat dans les usines chinoises)




Voir toutes les citations du "Reflet de la Lune" ici.






La machine à rêves - Kashink, Mister Pee, Gilbert, Graffarter et Konu


jeudi 29 décembre 2016

Sérénité et colère













     « Je médite, j'allume des bougies, je bois du thé vert, et pourtant j'ai toujours envie de taper les gens ». Voilà une boutade bien intéressante pour tous ceux qui ont le désir de purifier leur vie : purifier leur esprit avec la méditation, purifier leur foi par la prière et purifier le corps avec une alimentation. L'image d’Épinal qu'on associe avec ce genre de vie est celle d'un ascète plein de sagesse et de sérénité, que rien ne viendrait troubler et qui resterait impassible devant les pires insultes, voire les agressions physiques. Le mot « Zen » en japonais désigne la méditation ; mais il est passé dans la langue française comme un synonyme de calme et de contrôle de soi. Ne dit-on pas « rester zen » ? Ce qui, a priori, ne veut rien dire... Rester zen, c'est littéralement « rester méditation ». Cela n'a pas beaucoup de sens, sauf si on se réfère à l'image d'un maître spirituel qui se doit de baigner dans la sérénité et la paix de l'esprit. En ce sens, rester zen, c'est rester conforme à l'image qu'on attend d'un maître zen, c'est-à-dire être calme et maîtrisé en toutes circonstances.

      Mais voilà, il est tout de suite temps de dissiper une illusion : ce n'est pas parce qu'on pratique la méditation qu'on va devenir d'une sérénité à toute épreuve. Quelqu'un qui pratique la méditation reste un être humain traversé d'émotions et d'un ressenti particulier de la vie. Il peut donc arriver que, même après une séance de méditation et un bon thé chaud, on éprouve quand même l'envie de taper les gens parce qu'ils nous énervent de trop. Nous sommes des humains, et pas des surhommes, toujours parfaits, toujours complètement maîtres d'eux.

mardi 20 décembre 2016

Une spirale infernale




Une spirale infernale


     Hier à Berlin, un camion a foncé dans la foule d'un marché de Noël. L'auteur de l'attentat est apparemment un réfugié d'origine pakistanaise. Il n'en faut pas plus pour raviver un argument récurrent à l'encontre des migrants : ils cacheraient parmi eux des terroristes (voilà pourquoi il faut les refouler en-dehors de l'Europe). Voire pour les plus nationalistes, on passe très vite de la proposition particulière : « certains migrants sont des terroristes » à la proposition universelle « tous les migrants sont des terroristes, et ceux qui défendent leur cause des traîtres à la patrie ».

    Cet après-midi, sur twitter, j'ai vu une photo au slogan simpliste d'extrême-droite qui disait : « La gauche vise les crèches ; l'islam vise les marchés de Noël » (sic). Le sous-entendu est assez clair : deux idéologies menacent l'identité nationale et européenne qui est forcément une identité chrétienne. La gauche défendant la laïcité et l'islam qui n'est jamais rien d'autre qu'un jihadisme sournois. C'est premièrement oublier un peu vite en besogne que la laïcité et la critique de la religion sont incontestablement devenu des éléments des identités nationales en Europe. C'est ensuite sombrer dans l'amalgame de mettre sur le même pied un acte terroriste odieux et le refus des symboles religieux dans les édifices publics au nom de la laïcité. C'est encore plus sombrer dans l'amalgame que de réduire l'islam à l'acte crapuleux d'un fanatique.

     Voilà donc dans quel monde nous vivons : un monde dans lequel les propos haineux se répandent à la vitesse d'un tweet et dans lequel on essaye de monter les communautés les unes contre les autres. Rappelons que ce n'est pas là l'esprit de Noël qui se veut quand même être une fête célébrant la joie et l'amour, la victoire de la lumière sur les ténèbres.

     Mais fustiger les migrants, dénoncer le risque terroriste qui se cacherait derrière chaque humain cherchant dans nos contrées un refuge et un avenir meilleur, c'est tomber dans le piège que nous tendent les organisations terroristes comme Al Qaïda et Daesh. Haïr les migrants, c'est exactement ce que veulent ces organisations haineuses. Que les impies occidentaux se mettent à détester et à rejeter le simple migrant, et voilà un migrant qui sera tenté d'épouser les thèses des islamistes haineux : « Tu n'a rien à faire dans ces pays d'incroyants. Regarde comment ils te haïssent, comment ils veulent te faire du mal, comment ils te traitent comme du bétail... Non, rejoins le camp de ceux qui combattent jusqu'à la mort ces kouffars, ces chiens d'infidèles... » Comment les fascistes poussent certains réfugiés dans les bras du terrorisme islamistes. Ces migrants en perdition prêts à monter dans un camion qui ira s'écraser contre une foule d'inconnus quelque part dans l'Europe des infidèles sont certes très peu nombreux, voire insignifiants en nombre au regard des centaines de milliers de gens bien qui ont franchi les barbelés de la forteresse Europe. Mais ils suffit d'un seul de ces individus en perdition pour accomplir un acte de terrorisme aveugle qui fera naître la haine dans les populations européennes et qui pousseront des milliers et des milliers de gens vers les idées racistes et fascistes, ces idées d'exclusion et de rejet de l'autre. C'est là une spirale infernale.

« En vérité, disait le Bouddha,
La haine ne s'apaise jamais par la haine.
La haine s'apaise par l'amour.
Ceci est une loi éternelle ».

     Que Noël soit une célébration de la bienveillance, de la solidarité et de la fraternité. Qu'elle soit soit aussi un moment de compassion et de consolation pour les victimes de cette tragédie.





Berlin - 20 décembre 2016











Réfugiés, de l'aide au lieu de la haine









Voir tous les articles et les essais du "Reflet de la lune" autour de la philosophie bouddhique ici.



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